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Le point sur les Labels

Face au choix de plus en plus pléthorique des produits dans les rayons, il est rassurant de se fier à ses petits logos dont le rôle est justement de guider le consommateur dans ses achats.  Leur ambition est de se distinguer des autres produits en promouvant une qualité (d'ingrédients, de méthodes, de procédés de fabrication...) et/ou en respectant une tradition, un terroir d'origine. Voici quelques-uns d'entre eux, les plus fréquemment rencontrés, histoire de savoir ce qu'ils garantissent vraiment....

Les 4 premiers labels, les plus connus du grand public, sont reconnus officiellement par l'état, à la différences des suivants, ce qui n'exclue en rien ni leur sérieux et ni la qualité des produits :

AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) : le produit a été fabriqué selon des méthodes et étapes respectueuses d'un savoir-faire local, mettant en valeur le terroir d'où il est issu et où il est fabriqué. Il s'agit de souligner le lien étroit entre le produit et son origine géographique. Ce label français, institué dans les années 30, est depuis 1992 complété au niveau européen par son équivalent AOP (Apellation d'Origine Protégée). Le produit doit d'abord bénéficier de l'AOC avant de prétendre au titre d'AOP. En France, on retrouve le label sur des produits très divers (fromages, vins, noix, olives, oignons....). A noter que le cahier des charges de certains aliments (notamment les fromages) s'est assoupli et est devenu moins strict au fil des années, du fait de négociations entre industriels et producteurs, laissant davantage de place à l'industrie agro-alimentaire. Le Label AOP n'est donc pas toujours suffisant à lui seul pour garantir un processus de fabrication respectueux de savoir-faire traditionnel.

IGP (Indication Géographique Protégée) : label européen dont les caractéristiques sont proches de l'AOP, l'appellation du produit faisant référence à une zone géographique précise, liée à l'histoire de ce produit. (ex: jambon de Bayonne). Cependant, ce label est moins contraignant puisqu'il n'oblige pas le produit à provenir de la zone mentionnée, seules les étapes et méthodes de fabrication sont concernées.

Label Rouge : le produit se distingue des autres de sa catégorie par des conditions de production et fabrication qui respectent un cahier des charges stricts. Des contrôles exigeants sont régulièrement mis en place tout au long de la chaîne de fabrication, périodiquement renouvelé, avec des tests gustatifs à la clé au niveau du consommateur. Il s'agit d'un produit de "qualité supérieure" par rapport à d'autres similaires. Etabli en 1960, on en recense environ 500 actuellement.

Agriculture Biologique AB: label garantissant que 95% des ingrédients du produit sont issus de l'agriculture biologique, c'est-à-dire n'ayant subi aucun traitement par engrais chimiques, ni pesticides ni OGM. L'alimentation des animaux respecte les mêmes critères, et leur condition d'élevage est stricte (accès au grand air, espace de vie suffisant, recours aux antibiotiques uniquement en cas d'absolue nécessité...) Son équivalent européen (Label bio-européen "Euro feuille") est toutefois moins exigeant (ex: autorise la présence d'OGM à hauteur de 0.9%). A noter que tout produit portant la mention "bio" ou "biologique" doit obligatoirement respecter le même cahier des charges (ex: la gamme de yaourt "Activia", anciennement "BIO", s'est vue contrainte de renommer ses produits il y a quelques années, lors de l'établissement de cette mesure gouvernementale (2007), puisque ses produits sont non issus d'agriculture biologique, et l'obligeant à mener une campagne publicitaire très importante dans les médias afin de ne pas perturber ses consommateurs.).

Des organismes de contrôle indépendants (par ex, Eco-Cert) sont chargés par l'état d'effectuer des vérifications chez les producteurs et à toutes les étapes de fabrication afin de s'assurer du bon respect du cahier des charges établi, en fonction du label. Ce sont ces organismes qui certifient et donnent l'autorisation à un produit de bénéficier de l'un d'eux.

Agriculture raisonnée : les procédés d'exploitation sont respectueux des sols et des cultures (mise en jachère, par exemple, permettant à la terre de renouveler sa micro-faune, et évitant son épuisement en sels minéraux). L'objectif est d'avoir un rendement suffisant tout en limitant l'emploi d'engrais/produits chimiques/pesticides. Cette distinction, sans être un label à proprement dit, s'inscrit dans une volonté de changer certains procédés agricoles afin d'améliorer les cultures en minimisant l'impact sur l'environnement. C'est souvent le premier pas fait par les agriculteurs avant de passer en certification biologique.

Pavillon France : label concernant uniquement les produits de la mer, crée par une association afin de promouvoir et valoriser la pêche française. Cette association rassemble tous les corps de métier liés de près ou de loin à la pêche française (du pêcheur au commerçant). Il garantit la traçabilité, la qualité, les méthodes ainsi que l'origine des pêches, qui doivent être exclusivement françaises. De nombreux contrôles sont effectués afin de vérifier la conformité à ce cahier des charges.

Pêche MSC durable : label international garantissant que les produits de la mer soient pêchés selon des méthodes et des quotas respectant les stocks afin d'éviter la surpêche et l'épuisement de certaines espèces et donc de préserver les ressources naturelles maritimes en poisson et fruits de mer. L'attention est ainsi portée sur une bonne et durable gestion des stocks de pêche. Là encore, sous contrôle de vérifications régulières effectuées par un organisme indépendant.

Bleu-Blanc-Coeur : apposé sur les produits de boucherie, ce label a été crée pour garantir une viande enrichie en oméga-3 par l'addition de graines de lin dans l'alimentation des animaux. La population étant carencée en ce type d'acides gras, l'objectif, à long terme, est la diminution des risques cardio-vasculaires liés à un excès général d'acides gras saturés et oméga-6. C'est un label "santé", crée par les pouvoirs publics et les acteurs de la filière dans un but de prévention de la santé publique.

Max Havelaar/Fairtrade : association d'ONG et de producteurs leur garantissant un salaire juste et correct et leur permettant de vivre de leur travail agricole. Cette association fondée sur la solidarité lutte contre l'exploitation de ces "petits" producteurs ainsi que contre le travail des enfants. La qualité des productions n'est pas en reste puisque les OGM et certains pesticides sont interdits.

 

Récemment, certains labels ont été remis en cause en raison d'un non-respect du cahiers des charges (MSC durable, Agriculture biologique, AOP notamment). Malgré ces écarts de la part de certains producteurs/éleveurs, il est important de choisir préférentiellement les produits portant un label, qui sont, d'une manière générale, gages d'une qualité en terme d'ingrédients de base et de fabrication. De plus, se fier à eux, c'est aussi promouvoir le travail des agriculteurs en les encourageant à produire moins mais mieux, à privilégier la qualité au rendement intensif.

Références:

http://www.economie.gouv.fr

https://www.quechoisir.org

https://www.docteurnature.org/labels-alimentaires/

http://www.pavillonfrance.fr/

 

16/10/2017